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11/2004
Afin de rendre le marché des éoliennes un jour rentable, une compagnie de Gaspé à décider de pousser les recherches non plus du côté des gigantesques pales, mais plutôt du côté d'une pièce méconnue, l'alternateur.
Le fonctionnement d'une éolienne est relativement simple. Le vent fait tourner les trois pales, qui constituent le rotor. Celui-ci fait tourner l'alternateur, qui transforme l'énergie en électricité.
Cette firme de Gaspé, Eocycle Technologies, se spécialise dans la fabrication d'alternateurs pour petites éoliennes, d'une puissance de 5 kW, depuis trois ans.
En fait, l'originalité de l'alternateur réside dans l'absence de boîte d'engrenages. Celle-ci, parce qu'elle comporte de nombreuses pièces mobiles qui tournent dans l'huile et doivent alors subir un entretien régulier, est souvent la source de problèmes qui nécessitent l'arrêt de l'éolienne.
Les pales d'une éolienne tournent à des vitesses allant de 20 à 250 rotations par minute (RPM), selon la puissance. Puisque les alternateurs conventionnels doivent tourner à une vitesse beaucoup plus élevée pour produire de l'électricité, l'usage d'une boîte d'engrenages pour adapter la vitesse des pales à celle de l'alternateur est requis. Eocycle utilise plutôt de puissants aimants qui permettent d'obtenir, dans des dimensions réduites, un alternateur qui peut fournir, assure-t-on, autant de puissance à faible vitesse.
Si ce type de détour permettait de réduire la facture, le coût de revient de l'énergie éolienne deviendrait de plus en plus compétitif.
Selon : bulletins-electroniques.com